La protection du globe terrestre par l'atmosphère :

La protection du globe terrestre par l'atmosphère :
Les références coraniques à l'atmosphère sont nombreuses, et s'accompagnent souvent de rappels des signes de la sollicitude de Dieu envers les hommes. Ainsi, dans la sourate Al Anbiyaa, Dieu dit : «Et Nous avons fait du ciel (alssamaa) un toit protégé. Et cependant ils se détournent de ses merveilles» (Coran, 21. 32). On sait que le substantif samaa signifie en arabe, non pas uniquement ciel, mais encore tout ce qui est placé à une certaine hauteur par rapport à nous, d'où le verbe samaa, se hisser, se lever, au sens propre comme au figuré. La même idée de protection apparaît, parallèlement à la notion d'une altitude relativement proche du niveau de sol en tant que ciel, dans la sourate Fussilat : «Et Nous avons décoré le ciel le plus proche de la terre(alssamaa alddunya) de luminaires et l'avons pourvu d'une protection» (Coran, 41. 12).

Or, à l'époque de l'apparition de l'Islam, la notion de la protection de la terre par le ciel au sens que nous venons de définir, donc par son atmosphère, non seulement paraissait comme une nouveauté, mais comme un défi lancé aux plus fermes convictions quant à la forme et à la matière du ciel. On ne fera pas grand cas ici des conceptions mythologiques sur une Olympe où régnaient des divinités dont la débauche et le ridicule allaient fournir aux premiers Pères de l'Église naissante de solides armes dans leur polémique contre le paganisme gréco-romain : les esprits graves, qui n'ignoraient pas la critique de l'anthropomorphisme par Xénophane, Aristote, Théophraste et Arcésilas, savaient bien qu'il ne fallait pas prendre au sérieux ces tissus de mensonges poétiques. De même, Platon, s'autorisant des mauvais effets de ces derniers sur les m½urs et l'imagination, avait d'ailleurs décidé d'exclure les poètes de sa République idéale. L'on se fiait plutôt aux doctrines des physiciens grecs, nommés plus tard philosophes : le ciel était alors une voûte solide placée à peine plus haut que les chaînes du Cithéron ou du Parnès en Attique. Cette conception fit longtemps craindre la chute du ciel sur la terre, jusqu'au moment où Anaximandre, disciple du célèbre Thalès, qui faisait flotter la terre sur les Eaux, posa, vers 570 avant J. -C., la sphéricité du ciel : la terre, placée au centre de la sphère du ciel, restait désormais immobile sans s'appuyer sur aucun support. Cette idée fut reprise et développée par les Pythagoriciens, et peu plus tard par Platon et Aristote, qui, tous, multiplieront les sphères autour de la terre non seulement pour faire ressortir la perfection numérique, suivant la tradition pythagoricienne, de l'architecture céleste, mais pour mieux opposer cette même perfection à l'imperfection terrestre, séparer définitivement le ciel de la terre et, du coup, arracher la crainte de la chute de ce qui avait paru comme une voûte solide. De fait, à partir à peu près de 340 avant J.-C., c'est la conception d'Aristote qui dominera sans partage en matière astronomique et ce, jusqu'à la Renaissance : auteur justement du premier traité connu de météorologie (Les Météorologiques), il posera, dans ses traités Du ciel et De la génération et de la corruption, l'immobilité de la terre au centre du monde, niera l'existence du vide et réaffirmera l'unicité et la sphéricité du ciel. Aussi sa cosmologie fondera-t-elle l'assise même du système géocentrique de Ptolémée, qui restera en vigueur jusqu'au triomphe des idées de Copernic.

Dans ce contexte intellectuel, très sommairement schématisé, la révélation coranique vient affirmer non seulement le rôle protecteur de l'atmosphère, mais la division de celle-ci en sept couches, ainsi que le montre ce verset, qui emploie le substantif pluriel taraiqa, couches : «Nous avons créé, au-dessus de vous, sept cieux(taraiqa) [...]» (Coran, 23. 17). Certaines sourates rappellent la même division en employant le substantif samaa au pluriel : «C' est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre, puis Il a orienté Sa volonté vers le ciel et en fit sept cieux(samawatin). Et Il est Omniscient» (Coran, 2. 29) ; «Dieu qui a créé sept cieux (samawatin) et autant de terres [...]» (Coran, 65. 12). Mais d'autres précisent de surcroît la structure superposée des couches et parlent d'un rôle assigné à chacune d'entre elles dès le moment même de leur création à partir de la masse nébuleuse protosolaire : «Il S'est ensuite adressé au ciel qui était alors fumée et lui dit, ainsi qu'à la terre : “Venez tous deux, bon gré, mal gré”. Tous deux dirent : “Nous venons obéissants”. Il décréta d'en faire sept cieux (samawatin) en deux jours et révéla à chaque ciel sa fonction [...]» (Coran, 41.11-12). «Celui qui a créé sept cieux (samawatin) superposés sans que tu voies de disproportion en la création du Tout Miséricordieux [...]» (Coran, 67. 3). «N' avez- vous pas vu comment Dieu a créé sept cieux (samawatin) superposés» (Coran, 71. 15). Donc, l'atmosphère, pour le Coran, est un toit qui protège ; elle est divisée en sept souches, qui sont investies d'un certain nombre de fonctions. Pour comprendre ces attributions et divisions, il faut, bien entendu, dire un mot sur la composition de l'atmosphère. Cette dernière est en effet une enveloppe essentiellement gazeuse qui entoure le globe terrestre. Elle est constituée de 78 % d'azote (N2), 21 % d'oxygène (O2) et 1 % de gaz comme l'ozone (O3), qui est une forme triatomique de l'oxygène, l'argon (Ar), qui est un gaz inerte, et d'autres gaz à l'état de traces, comportant notamment du dioxyde de carbone (CO2) et de la vapeur d'eau. L'ensemble des molécules qui constituent ces gaz est soumis à deux forces : celle de leur vitesse d'environ 500 m/s, qui les porte vers l'espace et celle de l'attraction terrestre, qui les ramène vers le globe. Sans entrer ici dans ce qu'il est convenu d'appeler les variables atmosphériques, dont le vecteur vent, le champ de pression, la masse volumique des particules, la concentration de celles-ci en vapeur d'eau, leur champ magnétique ou leur champ de température, autant de facteurs qui affectent l'état physique des particules atmosphériques, l'on peut observer que la moitié de la masse de l'atmosphère se situe au-dessous de 5 500m, les 2/3 au-dessous de 8 400 m, et qu'il faut s'élever à une altitude de 31 000m environ pour atteindre 99% de la masse atmosphérique. Ainsi, les 9/10 de cette masse, dont la hauteur limite se situe pourtant à près de 1000 Km constituent une pellicule de 13 à 16 Km d'épaisseur à l'équateur et de 7 à 8 Km aux pôles: cette masse prend ainsi la forme d'une sphère aplatie, tout comme la terre, dont la forme ellipsoïdale semble être attestée par le verbe dahaha, étendre ou encore donner une forme ovale, dans le verset 30 de la sourate 79 : «Et la terre, après cela, Il l'a étendue(dahaha)».

Au terme de diverses tentatives de stratification verticale de l'atmosphère, il fut généralement admis, suivant la recommandation faite en 1960 par l'Union Internationale de Géodésie et de Géophysique à Helsinki, et qui a été renouvelée en 1962 par le Comité Exécutif de l'Organisation Météorologique Mondiale, que la structure de l'atmosphère obéit à une répartition verticale des températures, d'où la distinction de diverses régions ou couches, qui sont, de bas en haut : la troposphère, la stratosphère, la mésosphère et la thermosphère. D'une manière générale, la température décroît en fonction de l'altitude dans la troposphère et la mésosphère ; alors qu'elle augmente à mesure que l'on s'élève dans la stratosphère et la thermosphère. 1.- La troposphère s'étend jusqu'à 16 Km à l'équateur et 10 Km aux pôles. La température y décroît d'environ 6 °C tous les 1000 m : c'est dans cette région que se produisent la plupart des phénomènes météorologiques ; 2.- Dans la stratosphère, la température se met à augmenter à partir d'une altitude de 25 Km et atteint son niveau maximal à une altitude de 50 Km environ : c'est à 30 Km que se trouve le maximum de concentration en molécules d'ozone ; 3.- La mésosphère se situe au-delà de la stratosphère et jusqu'à une altitude d'environ 80 Km, où la température atteint encore une fois son niveau minimal ; 4.- Enfin, dans la thermosphère, au-delà de 80 Km et jusqu'à une altitude de 800 Km environ, la température croît de nouveau et atteint 1000 K à 750 Km. À ces quatre régions de température, les lois de la mécanique des fluides ajoutent trois autres grandes régions suivant le parcours des molécules. L'on distingue ainsi, de bas en haut : 1.- La neutrosphère, qui s'élève jusqu'à 60 Km et qui connaît une faible concentration des électrons ; 2.- L'ionosphère, qui connaît plusieurs niveaux de densité électrique suivant l'altitude et où se distinguent la couche D (à 100 Km), et les couches F1 et F2 (à 180 et à 350 Km) ; 3.- L'exosphère, qui se situe au-dessus de la thermosphère à une altitude de près de 750 Km : les molécules y sont en libre parcours et n'obéissent plus aux lois de la mécanique des gaz. Cela dit, l'ensemble de ces sept régions est couvert par la magnétosphère, placée à une altitude fort élevée aux confins de l'atmosphère (au delà de 1 000 Km), où le champ magnétique terrestre exerce, à défaut de la gravitation, une forte influence sur les particules ionisées.

Donc, les lois de la thermodynamique comme celles de la physique des gaz permettent de distinguer 7 grandes régions dans l'atmosphère. Sans chercher à rapprocher ces régions des sept cieux évoqués plus haut, ce qui serait hors propos, il faut à présent chercher à comprendre pourquoi l'atmosphère, toutes attributions en matière de protection du globe terrestre confondues, est décrite dans le Coran comme un toit qui nous protège. D'abord, cette stratification semble répondre à la volonté divine de la consolidation et de l'équilibre de l'architecture atmosphérique :«Nous avons construit au-dessus de vous sept (cieux) renforcés» (Coran, 78. 12). Les exégètes s'accordent à dire, dans leur commentaire de ce verset, que par «Nous avons construit au-dessus de vous [...]», il faut entendre justement la parfaite consolidation de la construction du ciel. Al Tabari y ajoute que, le toit d'une maison en étant le ciel pour les Arabes, Dieu voulut s'adresser à ces derniers dans leur propre parler, d'où l'assimilation de la construction du ciel par rapport à la terre à celle d'un toit par rapport à une maison. Ce verset, qui rappelle implicitement l'image du toit protecteur évoque ainsi la nécessité d'une fortification qui répondrait à différents niveaux de risques ou de dangers. De fait, la distinction des quatre premières couches suivant le profil de la température correspond à l'absorption sélective du rayonnement solaire. Ainsi, la haute température dans la thermosphère est due à l'absorption de l'ultraviolet lointain (dont les longueurs d'onde sont inférieures à 200 nm) par les atomes d'oxygène. De même, le rayonnement ultraviolet dont la longueur d'onde se situe entre 200 et 300 nm est absorbé par l'ozone, ce qui produit un maximum de température dans la stratosphère. L'action photochimique du rayonnement ultraviolet sur les organismes vivants est évidemment fort dévastatrice et ses effets sont bien connus : suivant la somme de doses d'activité chimique reçue, ces effets peuvent se ranger de la réduction des processus vitaux jusqu'à la destruction pure et simple des tissus. C'est ainsi que l'exposition au rayonnement ultraviolet peut causer des brûlures de peau, accélérer le vieillissement de cette dernière, en provoquer le cancer, entraîner des maladies oculaires, affaiblir le système immunitaire, inhiber la photosynthèse des plantes, entraîner la disparition du plancton marin, etc. Cependant, une certaine partie du rayonnement ultraviolet traverse la couche d'ozone, sous une forme inoffensive appelée ultraviolet A, pour atteindre la surface du globe. Ses effets, quand la dose est minimale, sont au contraire bénéfiques, car une légère dose de ce rayonnement est nécessaire justement à la pigmentation normale de la peau et à la production de la vitamine D dont la carence provoque le rachitisme.

D'autre part, et à une échelle plus spectaculaire, la protection contre les rayons cosmiques les plus violents se fait par leur désintégration au moyen d'une interaction entre leurs particules chargées avec le champ magnétique entourant la plus haute atmosphère. Rappelons d'abord que ces rayons constituent un ensemble de particules de très haute énergie pouvant atteindre 1019 eV. Cet ensemble est formé à 90 % de protons, à 9 % de noyaux d'hélium et à 1 % de noyaux d'éléments plus lourds ou d'électrons : parmi les effets d'exposition au rayonnement dit primaire, par opposition aux produits de réaction, qui constituent le rayonnement secondaire (tels que les mésons c et Y), l'on relève les aberrations ou les mutations génétiques ainsi que les déformations chromosomiques, qui sont d'une portée infinie et qui, en l'absence de cet écran protecteur qu'est l'atmosphère, peuvent entraîner l'extinction de la vie sur terre. Les risques d'irradiation en matière de sortie dans l'espace sont par ailleurs au centre des préoccupations des astronautes et posent de sérieuses difficultés en matière de construction de stations spatiales. Cela étant, l'existence dans la magnétosphère de Ceintures dites Van Allen, du nom du chercheur qui en fait a découverte en 1958, permet au double anneau de ces ceintures de piéger les particules sub-atomiques. Ces ceintures ne sont pas tout à fait concentriques à la terre. Mais leurs deux tores forment un bouclier plus ou moins sphérique : la déformation par le vent solaire des lignes de champ de la magnétosphère fait varier l'altitude de la ceinture intérieure de 400 à 1 000 Km ; alors que la ceinture extérieure peut s'élever jusqu'à 64 000 Km. Ainsi, les particules chargées projetées par le vent solaire sont captées par la magnétosphère, qui les force à faire des mouvements hélicoïdaux les déviant vers l'Ouest ou vers l'Est. En outre, la déviation ou le filtrage du rayonnement primaire se fait par une série de collisions nucléaires suite à l'interaction entre les particules chargées provenant du vent solaire (protons, électrons et particules N) et les noyaux de constituants atmosphériques (oxygène, azote, etc.) : sous l'effet du choc, le rayon cosmique se brise en donnant lieu à une série de particules élémentaires (rayonnement secondaires) dont résulte, au terme d'une cascade de collisions et d'interactions, la désintégration en rayons gamma, qui, par la suite, se désintègrent à leur tour pour donner naissance à des mésons et des neutrons : telle est la composante dite dure du rayonnement secondaire. La composante douce, par ailleurs, est celle qui est produite par le passage des électrons dans le champ électriques des noyaux atmosphériques, qui leur permet de rayonner une bonne partie de leur énergie sous forme de rayons gamma. Il faut également évoquer brièvement deux autres phénomènes qui contribuent grandement à la déviation et l'absorption des rayons cosmiques. D'abord, l'irruption d'électrons dans la magnétosphère suite à des éruptions solaires donne naissance à de gigantesques orages magnétiques: piégés dans les lignes de force du champ géomagnétique de la terre, ils subissent, au niveau de l'ionosphère, une polarisation qui génère une forte différence de potentiels, laquelle se traduit justement par ces puissants courants électriques appelés orages magnétiques. Non pas moins impressionnant, ensuite, est le phénomène connu sous le nom d'aurores polaires (ou boréales, suivant l'hémisphère où il se produit), qui correspond à une formidable dynamique des particules chargées du vent solaire au moment également de leur entrée dans la très haute atmosphère. Les Anciens, qui avaient remarqué ce phénomène, y voyaient des présages de mauvais augure et l'attribuaient à une brusque ouverture dans le ciel à travers laquelle celui-ci semblait vomir des flammes. On sait maintenant que les éruptions chromosphériques du soleil sont projetées à des vitesses qui peuvent atteindre 120 000 Km/s. Leur interaction avec la magnétosphère constitue une formidable dynamo magnétodynamique qui se traduit par leur collision avec les constituants atmosphériques et leur capture dans le champ magnétique terrestre: le phénomène lumineux est dû à de monumentales décharges électriques qui résultent de ces collisions.

Autant dire qu'en les déviant, en les désintégrant ou en les absorbant, l'atmosphère empêche les rayons cosmiques primaires d'atteindre le sol. Parallèlement à ces filtrages ou déviations des rayonnements nocifs et incompatibles avec la vie, le maintien de cette dernière dans des conditions d'équilibre thermique assure également un rôle protecteur pour le globe terrestre. À travers la circulation même de l'atmosphère et à travers les mouvements de transferts d'énergie, notre toit protecteur agit en effet en tant que véritable machine thermique asservie au maintien de la vie sur terre. Il faut observer que le flux moyen d'énergie solaire atteignant le sommet de l'atmosphère est de l'ordre de 1380 W par mètre carré. Environ 20 % du rayonnement solaire est absorbé dans l'atmosphère notamment par l'ozone, le dioxyde de carbone et la vapeur d'eau ; alors que près de 30 % de ce rayonnement est réfléchi vers l'espace par les hautes couches atmosphériques. Le restant de l'énergie est absorbé par la terre, qui, après en avoir conservé une somme suffisante à son équilibre thermique, le réémet vers l'espace sous forme de rayonnement infrarouge, qui est à son tour absorbé dans l'atmosphère par le dioxyde de carbone, la vapeur d'eau, le méthane et d'autres gaz, pour être de nouveau renvoyé à la terre. Tel est le célèbre effet de serre, qui maintient de la sorte dans les couches d'air voisines du sol une température moyenne de 15 °C, et sans lequel celle-ci serait de l'ordre de - 18 °C. Cet équilibre thermique est encore maintenu par le mécanisme de la circulation atmosphérique, qui permet des transferts d'énergie compensant la différence de température entre l'équateur et les pôles, comme le montre la force dite de Coriolis, due à la rotation terrestre, qui provoque une déviation des courants aériens dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère Nord et dans le sens contraire dans l'hémisphère Sud. De fait, et compte tenu des différences de pression, il y a un échange constant entre l'air chaud de l'équateur, qui se dirige vers les pôles à haute altitude, et l'air froid polaire, qui se porte vers l'équateur à basse altitude.

Ainsi, l'image du toit placé au-dessus de nous apparaît ici dans son sens le plus familier, qui évoque l'idée d'une maison mettant ses habitants à l'abri des intempéries climatiques : l'équilibre thermique est l'une des formes les plus élémentaires de la protection ou du maintien de la vie. Cette dernière serait d'ailleurs moins concevable encore en l'absence de ce même toit qui constitue également un très solide bouclier contre les divers bombardements provenant de l'espace sous forme de météoroïdes, d'astéroïdes, de grains cométaires, etc. À l'exception d'Io, qui est l'un des satellites de Jupiter, l'on observe l'existence sur l'ensemble des corps solides du système solaire d'énormes dépressions circulaires qui sont dues en effet à la chute de météoroïdes ou autres corps de grandes tailles, comme les astéroïdes ou les noyaux de comètes, dont l'origine est parfois attribuée à l'explosion d'une ancienne planète. La formation des cratères d'impact apparaît d'ailleurs comme le mode essentiel de façonnement de la surface des planètes et des satellites de notre système. Le globe terrestre n'échappa donc pas à ces bombardements, dont les traces ont souvent été effacées au cours de son histoire géologique. C'est ainsi que, grâce aux méthodes de télédétection et vu l'origine de certains minéraux et la nature des déformations dus au choc, l'on put identifier plus de 100 cratères d'impact sur la surface du globe, tel par exemple le célèbre cratère Barringer en Arizona (Meteor Crater), qui a 1, 2 Km de diamètre et 180 m de profondeur. On estime que la masse de météorite qui lui a donné naissance il y a près de 50 000 ans devait être au moins de 60 000 t. C'est dire l'ampleur du danger que peut représenter une chute météoritique sur une planète comme la terre. La formation par ailleurs de l'atmosphère, suite au refroidissement de la terre au cours de la période primitive et à partir des éléments de dégazage conservés, permit, sinon d'en réduire le flux, du moins de détruire la plupart des corps météoritiques les plus dangereux avant leur arrivée au sol : l'histoire récente n'a été témoin d'aucune formation de cratère ; et l'explosion en 1908 du bolide de Toungouska, en Sibérie, provoqua sa complète désintégration dans les couches supérieures de l'atmosphère. C'est ainsi que l'on estime que trois fois par million d'années des météorites dont l'impact est suffisamment fort pour former un cratère de 10 km de diamètre risquent de s'écraser sur la terre : il y a une chance sur 3 pour que la chute se produise sur une surface continentale. De fait, la terre absorbe près de 100 000 t de poussières cosmiques (mesures par stations orbitales ou satellites) par année, qui résultent de la destruction des ces objets naturels. L'on appelle ainsi météores les météoroïdes de petite taille ou les grains cométaires qui, ayant pénétré dans l'atmosphère, sont entièrement pyrolysés : d'une vitesse allant de 10 à 70 Km/s, ces fragments de matière interstellaire s'échauffent au contact de l'atmosphère, ce qui provoque leur volatilisation dans la stratosphère. Leur destruction s'accompagne parfois de traînées lumineuses, qui résulte de l'ionisation de l'air pendant leur passage dans l'atmosphère, d'où l'appellation «étoiles filantes». On les appelle par ailleurs bolides lorsque leur destruction est accompagnée d'un phénomène sonore, qui est lié à l'onde de choc formée à l'avant de leur corps. Au contraire, sont partiellement détruits les grains cométaires dont le diamètre, trop petit, leur permet simplement d'évacuer l'énergie de friction : ils atteignent la surface de la terre, mais ne représentent plus aucun danger pour la vie. Enfin, les météorites dont la taille plus massive ne leur permet pas d'être entièrement consumées sont fragmentées par l'onde de choc produite au moment de leur passage dans l'atmosphère, lequel freine en même temps leur vitesse de rencontre avec le sol.



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Tel paraît être donc le rôle protecteur de ce toit : placé autour de la terre, il met cette dernière à l'abri des rayonnements nocifs, y assure l'équilibre thermique et la protège contre les assauts des corps en provenance de l'espace. Autant de preuves en effet de la sollicitude de Dieu envers les hommes : «Nous avons créé, au-dessus de vous, sept cieux(taraiqa ). Et Nous ne sommes pas inattentif à la création» (Coran, 23. 17). Or, s'il faut observer, d'abord, que ces moyens de protection sont en somme des réactions chimiques ou physiques entre les noyaux de constituants atmosphériques et les particules en provenance soit de la terre soit de l'espace, c'est que la composition gazeuse de l'atmosphère autorise l'ensemble de ces réactions. Donc le maintien en équilibre de cette composition proportionnellement dosée est garant de l'efficace de ces moyens de protection. Ensuite, on vient de voir que la protection prend souvent la forme du renvoi par l'atmosphère de certaines substances soit vers l'espace soit à la terre. Cette activité, qui consiste pour l'atmosphère à réfléchir ou à renvoyer ce qu'elle reçoit, est justement bien exprimée dans ce verset, où il s'agit d'un serment fait par Dieu : «Par le ciel qui fait revenir(thati alrrajAAi)» (Coran, 86. 11). Certes, comme le remarquèrent les commentateurs traditionnels, l'on peut entendre par rajAAi le retour périodique de bienfaits pour l'humanité à travers la pluie, la réapparition cyclique des corps célestes ou encore le retour quotidien dans le ciel des anges chargés des actions des mortels. Mais, aujourd'hui, il suffit de s'autoriser justement des activités chimiques ou physiques se produisant dans l'atmosphère pour se voir porté à prendre le mot rajAAi dans son sens le plus strict, qui veut dire remettre une chose à sa place ou la faire revenir à son lieu d'origine, comme le fait justement l'atmosphère dans le cas des ondes sonores, des rayons nocifs, de la vapeur d'eau, du rayonnement infrarouge, etc. Il est important, en conséquence, de bien noter ce phénomène de réflexion ou de renvoi ; car, associé à l'état d'équilibre initial dans la composition même de l'atmosphère, il assure, ainsi que nous venons de l'écrire, la protection du globe terrestre. Si, au contraire, cet équilibre est rompu, la réflexion ou le renvoi de substances n'en cessera pas moins car tel est l'une des fonctions assignées aux différentes couches de l'atmosphère. Mais la rupture, qui est transgression, est alors grosse de fâcheuses conséquences. Dans un verset qui dit l'harmonie et l'équilibre de la composition atmosphérique, Dieu nous signifie l'ordre de ne pas faire violence à cet équilibre : «Et quant au ciel, Il l'a élevé bien haut. Et Il a établi la balance. Ne transgressez pas dans la balance» (Coran, 55, 7-8). Néanmoins, fort des progrès de sa révolution industrielle, l'homme moderne sonna, plus fort que tous ses ancêtres réunis, le glas de l'équilibre initial : il devra alors se résoudre à recevoir du ciel, sous une forme ou une autre, ce qu'il y dépêche : «La corruption est apparue sur la terre et sur la mer à cause de ce que les hommes ont accompli de leurs propres mains ; afin que Dieu leur fasse goûter une partie de ce qu'ils ont fait. Peut-être reviendront-ils (vers Dieu)» (Coran, 30. 41). Sans entrer ici dans les détails des nombreuses atteintes à l'environnement, qui débordent de loin la seule pollution de l'atmosphère, il suffit d'évoquer brièvement, pour mesurer la portée de la violence faite par l'homme à cet état d'équilibre dans la composition atmosphérique, le célèbre «trou d'ozone», qui fut découvert en 1985 au-dessus de l'Antarctique, et la répercussion de la révolution industrielle sur l'effet de serre. On sait que ce dernier constitue un phénomène naturel d'équilibre thermique. Mais l'augmentation incessante du dioxyde de carbone due et à l'utilisation des combustibles fossiles (charbon et pétrole) et à la déforestation massive, et l'utilisation à une très grande échelle de gaz comme le méthane et les fréons entraînent l'accroissement constant de l'effet de serre, c'est-à-dire une élévation dangereuse de la température globale et, par conséquent, de bouleversements catastrophiques pour l'ensemble de l'écosystème. D'autre part, l'équilibre initial est en outre compromis par la présence dans l'atmosphère de polluants dus aux gaz d'échappement (le dioxyde de soufre, les oxydes d'azote et les hydrocarbures), qui provoquent au contraire des réactions chimiques fort néfastes : le dioxyde de soufre peut se transformer en acide sulfurique formant des smogs dont l'action fort nocive sur les citadins fut souvent relevée dans les rapports médicaux ; le dioxyde de soufre et les oxydes d'azote sont renvoyés à la terre avec les pluies et les neiges après leur transformation au sein de l'atmosphère en des substances acides extrêmement dangereuses ; à très basse altitude de l'atmosphère, les oxydes d'azote et les hydrocarbures se transforment en ozone et en peroxyacyl nitrate entraînant la pollution photo-oxydante, qui provoque la brûlure des végétaux. Ces sont là, décrits trop sommairement, quelques-uns des effets des atteintes faites par l'homme à l'équilibre de l'atmosphère : la découverte par ailleurs de la pollution de l'espace par des débris, des tôles et des fragments de satellites trahit la constante multiplication de ces atteintes et suscite en même temps de nombreuses préoccupations qui se traduisirent récemment par la nécessité de confier les soins d'un scrupuleux suivi de ces objets aux radars du Norad (North American Aerospace Defence) à Colorado Springs.

Le progrès de l'homme doit-il s'accompagner de la démission de son respect envers ce qui est asservi à son seul salut ? À une époque où se multipliaient les affabulations et les explications les plus obscures quant à la nature du ciel ou à celle de l'atmosphère, le Coran vint dire la Vérité tout en annonçant : «Nous leur montrerons Nos signes dans l'univers et en eux-mêmes, afin qu'il leur devienne évident que ceci (le Coran) est la vérité. Ne suffit-il pas que ton Seigneur soit témoin de toute chose?» (Coran, 41. 53).

# Posted on Saturday, 17 February 2007 at 1:37 PM

LA GRAINE ET LE NOYAU!

LA GRAINE ET LE NOYAU!
C'est Allah qui fait fendre la graine et le noyau :

Dans les quelques lignes qui suivent, nous allons vivre avec le verset (95) de La Sourate ALANAM pour sentir la grandeur d'ALLAH- Sublime Soit le Glorifié-, et découvrir ce qui fascine les savants, et ce que les humains ne saurait produire de semblable même s'ils se soutenaient les uns les autres. Les interprétations que nous utilisons pour ce verset sont conformes aux livres d'exégèses qui expliquent les versets conformément aux sens et aux données scientifiques modernes relatives à la science des végétaux.

Allah Sublime Soit-il a dit : « C'est Allah qui fait fendre la graine et le noyau : du mort il fait sortir le vivant et du vivant il fait sortir le mort. Tel est Allah. Comment donc vous laissez-vous détourner ? (95) Fendeur de l'aube, il a fait de la nuit une phrase de repos ; le soleil et la lune pour mesurer le temps. Voilà l'ordre conçu par le Puissant, l'Omniscient.96 »

Selon les exégètes, les sens des mots sont comme suit :

- Fendre la graine : la diviser de sa plante ou la créer, c'est-à-dire qu'Allah- Sublime Soit le Glorifié- divise la graine et le noyau dans la terre humide, ce qui fait pousser toutes sortes de céréales à partir des graines, et des fruits de toutes couleurs et de tous genres à partir des noyaux.

- Du mort il fait sortir le vivant : c'est-à-dire qu'il fait sortir la plante vivante du noyau, ou il fait sortir la plante tendre et fraîche de la graine sèche.

-Tel est Allah : c'est-à-dire que c'est Allah -L'Unique Sans Associé- qui a fait tous ça.

- Comment donc vous laissez-vous détourner : c'est-à-dire comment vous laissez son adoration et vous adorez d'autre.

A propos de L'interprétation de ce verset nous disons avec le soutient de Dieu :

Ce verset est l'un de ceux qui montrent les miracles de Dieu dans ses créations. En Effet, quoi qu'il soit court, ce verset comporte plusieurs vérités scientifiques et révélations miracles dont le saint coran a été bien le premier à parler :

Ce verset a distingué entre la graine et le noyau, et on sait scientifiquement que la graine est différente du noyau : en effet, la graine est un fruit entier comme les céréales (maïs, blé, orge etc.) mais le noyau il fait parti de la semence qui ne représente qu'une partie du fruit comme les noyaux des dattes, des prunes et des raisins et les graines de fève et des haricots. Cette distinction entre la graine et le noyau est un miracle scientifique coranique en matière des végétaux, où le saint coran a devancé la division actuelle des semences et des fruits.

Le deuxième miracle dans ce verset, c'est qu'il fait le lien entre le mécanisme qui permet de fendre la graine et le noyau et l'action de faire sortir le vivant du mort et le mort du vivant. Et là on peut observer la grandeur du saint coran et son miracle. En effet, Les matières alimentaires sont mortes et proviennent de matières vivantes : les matières alimentaires mortes qui existent dans les graines et les semences (les hydrocarbures, les lipides, les protéines, les minéraux, les sels, l'eau) sont tous des matières mortes mais quand elles traversent les membranes embryonnaires, elles redeviennent vivantes et se transforment en cytoplasme vivant et en cellules de la racine embryonnaire (radicule) et celles de la jeune tige, vivantes également. Qui peut transformer les matières mortes aux matières vivantes ? Tel est Allah Sublime-Soit le Glorifié.

Le Miracle de la division du grain et du noyau

Selon les propos scientifiques, la semence est considérée comme un petit embryon vivant en état de repos, et que toutes les activités métaboliques comme la respiration et la nutrition se passent au plus bas degré d'activité pour que l'embryon survive le plus longtemps possible dans les limites des conditions environnementales externes et internes de la semence.

L'embryon se compose des mêmes principaux organes chlorophylliens que la grande plante. En effet, il se compose d'une petite racine, d'une petite tige, et de feuilles embryonnaires.

Pour qu'il y ait germination de cet embryon, il faut qu'il soit vivant parce que l'embryon mort ne germe pas et toutes les recherches du monde, ses laboratoires ou ses implantations ne peuvent lui donner la vie ou le faire germer.

Qui a offert, alors, la vie à cet embryon ? est-ce la nature sourde et morte, comme le prétendent les darwiniens, ou alors les hasards aveugles et les critiques exagérées ? ou est-ce que c'est en fait Dieu, Sublime Soit-le glorifié, le vivant, celui qui subsiste par lui-même, seigneur de tous l'univers et son maître, qui est capable de sortir le vivant du mort.

Dans cet article, nous insisterons sur les changements qui ont lieu pour qu'il y ait division de la graine et du noyau et pour que le vivant sort du mort.

Quand toutes les conditions nécessaires sont favorables pour la germination, la graine et le noyau connaissent beaucoup de changements physiques, chimiques et biotiques que nous résumons comme suit :

1-les changements physiques :

Ces changements ont lieu quand la graine ou la semence sont en contact de l'eau qu'elles soient vivantes ou mortes. En effet, la graine ou la semence absorbe l'eau, se gonfle, et ses téguments se déchirent sous l'effet de la pression exercée sur eux.

2- les changements chimiques :

Ces changements ont lieu uniquement quand les graines et les semences sont vivantes. En effet, les enzymes deviennent actives et permettent la transformation des nutriments, qui étaient volumineux et de composition complexe, ne pouvant pas traverser les membranes des cellules ni être absorbés par l'embryon, à des matières plus simples dans leurs compositions et moins volumineuses pour être plus facilement absorbées par l'embryon et pour pouvoir s'infiltrer à travers les membranes et c'est à ce niveau là que les liens se séparent et les semences augmentent de volume.

3-Les changements biotiques

Les cellules embryonnaires se divisent et se multiplient en nombre, en poids et en volume grâce aux nutriments et aux réserves en eau, et les nutriments en réserve se transforment de matières mortes à des constituants de cellules vivantes et là on voit qu'il y a naissance du vivant à partir du mort. Par la suite, la racine embryonnaire émerge de la graine ou de la semence vers le sol et l'eau, et puis la plantule émerge et se dirige très souvent vers le haut, ensuite les bourgeons de tige éclosent portant les feuilles, les roses, les fruits, les épines, etc.

Scientifiquement, on trouve que le noyau dur, se transforme, grâce au pouvoir d'Allah, à une matière souple à goût agréable et facile à l'ingestion. Dieu, fend par la suite les téguments durs avec délicatesse et miséricorde, et en fait sortir la petite racine mince, et la petite plantule douce. Cette dernière se penche pour protéger son sommet grandissant du frottement avec le sol pour ne pas périr. La petite racine passe à travers le sol le plus dur, ce qui cause la mort de milliers de cellules à cause du frottement et de la croissance rapide. Ceci est conforme aux paroles de Dieu sublime soit le glorifié : « et du vivant il fait sortir le mort ».

A ce moment là, les nutriment s'épuisent dans la graine et la semence, mais grâce à Dieu, conformément au verset (99) sourate AL-ANAM (de quoi nous fîmes sortir une verdure), la plante peut exploiter le dioxyde de carbone, la lumière du soleil, l'eau, et les sels minéraux pour produire les nutriments nécessaires pour sa survie et la survie de tous les êtres vivants sur terre.

Que se passerait-il si Dieu Sublime –Soit- le Glorifié retire toute forme de vie à la graine et au noyau ? qui pourrait la fendre de la petite racine et de la petite plantule.

Et si Dieu lui retire cette capacité de produire la chlorophylle, qui pourrait la faire survivre pour donner les fruits, les semences et les nutriments pour la continuité de la vie ?

Qui fait sortir les feuilles tendres, des bourgeons de tiges sèches, dures et sans couleur ?

Qui fait sortir les belles roses des tiges vertes, sans couleur ou marron ?

Qui fait sortir les fruits à arôme et goût agréables, du sol salé, et de l'eau troublée ?

Qui a doté les graines et les semences minuscules, des mêmes normes et caractéristiques que le grand arbre ?

Qui a calculé à cet inconscient embryon la quantité des nutriments nécessaires pour sa phase de repos et pour sa germination pour qu'il la préserve dans ses tissus jusqu'au moment du besoin.

Notre prophète Mohammed -que Dieu lui accorde la bénédiction et la paix- avait-il du savoir en matière de la science des embryons végétaux, et des sciences de germination, de la biochimie et de la chimie naturelle, pour lier entre la division de la graine et la semence, et la naissance du vivant à partir du mort et du mort à partir du vivant ?

Ce miracle permet de répondre aux infidèles, grâce à ces différentes preuves qui se manifestent dans ces créations surprenantes et dans cette gestion saisissante. Allah a dit : « C'est Allah qui fait fendre la graine et le noyau » c'est à dire qu'il fait fendre la graine sous le sol pour faire sortir la plante, et fait sortir la graine sèche de la plante vivante en croissance.

Avez-vous vu un miracle, ou une gestion ou une sagesse pareils ?

Le Grand Dieu a dit vrais quand il nous a révélé dans la Sourate ALANAM : « C'est Allah qui fait fendre la graine et le noyau : du mort il fait sortir le vivant et du vivant il fait sortir le mort. Tel est Allah. Comment donc vous laissez-vous détourner ? (95) Fendeur de l'aube, il a fait de la nuit une phrase de repos ; le soleil et la lune pour mesurer le temps. Voilà l'ordre conçu par le Puissant, l'Omniscient.96 »

# Posted on Saturday, 17 February 2007 at 1:35 PM

Place de la spiritualité musulmane dans la société moderne

Place de la spiritualité musulmane dans la société moderne
Il s'agira de traiter un sujet qui est «la spiritualité », un sujet fondamental qui traite d'un aspect essentiel de la religion musulmane.
Cette spiritualité qui doit se référer à la révélation et en même temps prendre en considération le réel de ces manifestations et de sa pratique. J'aimerai rappeler ici par une introduction un ensemble de notions, de concepts clés que je considère sans lesquels notre approche de la spiritualité serait imparfaite.
D'abord qui dit spiritualité dit «روحانيات = Ruhaniyet », qui dérive du mot « روح =Ruh », l'esprit, spiritualité venant lui-même du mot esprit , et donc l'esprit « Ruh » est au centre de cette religion, la révélation elle-même qui a fait irruption dans le monde des humains par le Coran lui-même, par le qualificatif, l'attribut « et c'est ainsi qu'on t'a révélé de notre part un esprit » (à traduire en arable et voir Coran) et donc l'esprit, c'est à dire le Coran.
Cette révélation est fondatrice de toute une religion, cet esprit lui-même, le Coran est transcris par un vecteur céleste, l'Archange Gabriel appelé lui-même l'esprit. Jibril (Gabriel), ce messager céleste est qualifié par le Coran comme un esprit véhiculaire d'une connaissance révélée par le biais du تنزيلTENZIL, révélation, lequel concept va nous occuper un instant.
Le TENZIL, c'est cette descente de cet esprit de l'essence même d'Allah Le Créateur du monde matérialisé dans un corpus, dans un support matériel : le Livre, un esprit matérialisé dans un livre pour nourrir sans cesse jusqu'à la fin des temps les esprits, et donc dès le départ l'islam a marqué d'une encre indélébile sa nature foncièrement spirituelle le Tenzil, dont il s'agit dans le Coran qui resserre un petit peu l'encrage de cette spiritualité dans le particulier des arabes d'alors.
Et il nous permet d'en tirer un ensemble d'enseignement, d'abord cet esprit révélé ne s'est pas révélé en bloc, il s'est révélé par fragment « Mounajjama » pour reprendre une formule de Coranistes, « Ala moukt » pour reprendre une formule coranique, par étape. Cet esprit révélé n'a pas bousculé la nature des arabes dans une même époque, il les a accompagnés au fil de 23 années. C'est un esprit doux qui a accompagné la nature humaine afin d'atteindre les grandes sommités de la transcendance, révélé par fragment et révélé aussi dans une culture.
Ce n'est pas une spiritualité, ce n'est pas un esprit en apesanteur par rapport à la réalité humaine, au contraire, il a trouvé sa substance, sa morphologie de réalisation dans une culture particulière. Ce qui va m'intéresser ici, c'est l'aspect culturel, l'aspect sociologique, l'aspect humain de l'époque pris en considération par la pédagogie du Tenzil.
Je peux dire que le concept Tenzil non seulement est une pédagogie porteuse d'enseignement mais doit constituer tout un chapitre de la « principaulogie », il résume l'esprit de purification, l'espoir d'établir des lois pour codifier les comportements exotériques, accompagner nos forts intérieurs et les c½urs dans le cheminement vers Allah, de parfaire le comportement, et donc ce Tenzil ne s'est pas fait en abstraction de la culture de l'époque, il s'est adapté aux deux situations, une même époque mais 2 situations différentes, nous parlons aujourd'hui de deux formes de Coran, le Coran méquois et le Coran Médinois, non seulement le contenu est différent mais aussi la morphologie linguistique n'est pas la même car révélé dans 2 cultures linguistiques qui sont différentes.
Le Coran méquois est plus rythmé, très éloquents, pourquoi, parce que les Méquois détenaient l'art de l'éloquence et de la poésie alors que le Coran Médinois ne s'intéressait pas trop à la rhétorique et à la poésie. C'est pourquoi, le style Médinois comparativement au style Méquois est moins rythmé, moins marqué par des acoustiques qui sont un peu les spécificités du coran Méquois. Et donc un esprit, un dur révélant, l'esprit qui prend en considération non seulement la culture dans le sens large du terme mais même en prenant en considération l'esthétique de la communication, les sensibilités n'étaient pas les mêmes.
On remarque aussi que le style du Coran n'est pas d'approche rationaliste mais plutôt, Il parle à la sensibilité de l'homme, au c½ur de l'individu, Il parle à l'esprit des hommes, le Coran par son style, son contenu touche les c½urs pour réveiller les raisons. Et les réveiller de leurs sommeils. Et donc, la sensibilité de cet esprit révélé, à ce titre très important dans notre communication du message, le c½ur pour éveiller la raison, et c'est pourquoi nous pouvons dire en nous inspirant de la méthode Coranique que la forme fait partie du fond, le contenant doit être à la hauteur du contenu.
Et donc ce Tenzil, cet esprit a prit en considération donc 2 espaces culturels différents. Je ne vais pas m'attarder sur les spécificités du contenu du Coran Méquois et Médinois. Mais par le biais du Tenzil nous pourrons tirer beaucoup d'enseignements qui nous permettront d'encrer la spiritualité dans une culture donnée donc la réalité de l'intégration de la spiritualité dans un contexte social est déterminant afin de rendre cette spiritualité possible et réalisable aussi il m'intéresse dans cet esprit révélé dans le coran, la révélation et qui dit révélation, c'est communiquer par signes. Dieu communique avec les hommes par asymptotes, par signes.
Ce qui m'intéresse dans ce corpus scripturaire, ce sont les deux zones que j'appelle, les zones de plasticités Coraniques, l'abrogeant et l'abrogé avec ces deux formes, l'abrogeant et l'abrogé concernent les lois et l'abrogation scripturaire, la suppression scripturaire, il nous l'indique, c'est à dire ce procès des abrogations.
Le dynamisme caractéristique de ce Tenzil qui prend en considération la maturité, la maturation de la communauté, c'est à dire que la norme ne se révèle une fois que les esprits, les c½urs, la communauté est déjà prête, l'imam Chatibi dans son livre « Mouwafaquat » a dit que le prophète (prière et salut sur lui) n'a jamais dénoncé une loi avant que la communauté ne soit pas prête, c'est à dire, il y a une pédagogie spirituelle avant la révélation de la norme, il est dangereux à mon sens de réduire l'islam à l'ensemble de codification essentialiste rigide, mais le coran est d'abord une pédagogie, une initiation à la transcendance et une certaine éthique, donc ces zones de plasticités permettent à notre spiritualité de trouver une forme adaptée à sa culture, il y a aussi le Méquois, le Médinois, il y aussi la zone de l'équivoque, qui donne une grande marge de man½uvre aux sensibilités, à la raison de formuler, d'interpréter des lois qui permettent l'épanouissement dans une spiritualité, dans un contexte donné.
Après cette introduction centrée sur le concept de Tenzil et son réalisme particulier, j'entre dans les fondements de cette spiritualité.
Nous sommes aujourd'hui dans un marché de spiritualité, des mystiques athées jusqu'aux mystiques panthéistes en passant par le mystique new age, nous sommes dans un marché où il y a une concurrence de mystiques et de spiritualités, quelle est la notre dans cet univers de spiritualité que nous venons de souligner les particularités de la spiritualité musulmane.
D'abord cette spiritualité se réfère à une doctrine laquelle dessine les finalités de l'existence, nous ne sommes pas dans une spiritualité instrumentale, nous sommes ici dans une spiritualité qui admet une finalité transcendante révélée et qui a une finalité, elle vient de Dieu et orienté vers la divinité, elle n'est pas une spiritualité appliquée à la production, à l'économie, les spiritualités qui se développent dans le but de destresser l'individu afin d'être plus productif économiquement parlant, ici, il ne s'agit pas de cette spiritualité là, mais il s'agit d'une spiritualité qui permet de conserver le sens de l'existence, centrée sur le sens de l'unicité de Dieu autour de laquelle gravite un ensemble de vérités corollaires, la prophétie de Mohammed (prière et salut sur lui), les vérités comme le jour du jugement dernier, la relativité de la vie terrestre etc...
Il y a une théologie fondatrice de la spiritualité musulmane, sans laquelle la spiritualité serait de l'ordre de l'égocentrisme, une spiritualité au service de l'individu uniquement coupée de la Divinité. On ne peut pas faire abstraction du monde qui nous entoure. Nous sommes dans un monde de plus en plus sécularisé, désenchanté de la sécularisation politique, la séparation de l'état et de l'église jusqu'à la sécularisation et la laïcisation de l'esprit en passant par la sécularisation du droit, en séparant la morale de la sécularisation, en substituant une morale révélée par une morale démontrée produite par la raison jusqu'à la sécularisation de la pensée, une pensée, une sensibilité, une spiritualité qui est coupée de la Divinité.
Nous sommes dans un monde de plus en plus imprégné par ce processus de sécularisation qui essaie de réduire l'esprit c'est à dire « Ruh » à des connexions neurobiochimiques voulant réduire l'esprit à une dimension synaptique relevant du registre des neurosciences, parce que la science a horreur de l'irrationnel, de ce qui est inexpliqué, mais paradoxalement tout est irrationnel.
Si on fait un processus en quête de définition de la matière, nous pensons qu'à un moment nous allons trouver, mais la matière elle-même s'effondre et disparaît dans un concept qu'on appelle l'énergie, et donc l'esprit habite la matière, comme « Ruh = l'âme » habite le corps. Et je pose le problème qui se pose pour les musulmans dans une société occidentale caractérisée par ce que j'appelle cet OVNI (Objet Visuel Non Identifié) qui est la sécularisation. Quelle est la définition de la spiritualité dans ce monde où il y a une quête, un marché de l'équilibre intérieur qui se développe, dont la psychiatrie et la médecine en général ne font qu'une partie.
D'abord la spiritualité est fondée, justifiée par un esprit révélé contenant une dimension très importante, le dogme, une philosophie de l'existence, la personne humaine dans la tradition musulmane est énigmatique, elle rend la vie mystique. Et le mystère n'est pas biologique, il est habité par ce souffle apporté par l'Ange à un moment embryonnaire « l'Ange vient à un moment du développement biologique » comme il a été rapporté par un hadith (Mouslim entre autre), que l'Ange apporte cette dimension céleste et le fait introduire dans le biologique, donc le biologique n'est que le support d'une dimension céleste, nous sommes dans le mystère, nous sommes foncièrement dans le spirituel, mais le spirituel, un esprit qui a pris force dans le corps humain mais malheureusement le corps dans la tradition occidentale a pris le dessus sur le spirituel, on a réduit l'être humain à son corps, on peut dire qu'on a chosifié l'homme et la femme, on s'est cristallisé sur le paraître au détriment de l'être.
L'anthologie de la biologie est expliquée par cet esprit qui fait que le corps est vivant et relève du registre de la personne humaine. Nous avons donc une partie, la spiritualité, une certaine approche de la personne humaine, nous avons une certaine vision du monde, nous vivons selon le Coran dans 2 mondes parallèles qui co-existent, le monde visible et le monde invisible, qui ne sont pas totalement repérés, ne sont séparés que dans notre esprit et dans nos sens mais dans la réalité existentielle, ils ne forment qu'une seule existence, le corpus nous parle, entre autres, d'être existant dans cet univers : les anges, les djins, l'âme qui habite notre corps relève de ce registre spirituel du monde des esprits.
Cette perception de l'existence fait que le spirituel prend départ d'un dogme, d'un point de départ doctrinal, et il vise à réaliser ses vérités métaphysiques, le voyage vers cette vérité ne se fait pas uniquement par l'approche de la raison lors de la lecture des textes révélés, mais il y a aussi une expérience de l'intérieur.
Quant à la connaissance de ses vérités, réduire les distances mystiques, métaphysiques qui nous séparent de ce monde invisible, comment rendre visible ce monde qui nous est invisible, comment rendre l'unicité de Dieu, comment rendre le jour du jugement dernier, comment rendre ce monde qui nous est invisible comme une évidence existentielle, ceci se réalise par le canal de la « Charia ». Je m'explique, si la théologie donne une philosophie de la spiritualité, la « Charia » lui trace des canaux d'expressions, de cheminements, vers la réalisation de cette spiritualité, d'abord le plus urgent, l'expression la plus immédiate de cette spiritualité se trouve dans la verticalité à travers le rite, elle est centrale à la foi, après la croyance, c'est l'expression immédiate et spontanée de cette foi canalisée par le biais de la « Charia ». Comment vivre le rite dans un monde matérialisé, matérialiste, où un certain économisme, cet intégrisme économique où un certain « politisme » règne où l'homme au lieu d'être une finalité risque d'être un instrument d'un système économique et politique.
Le rite fait sortir le musulman de la pesanteur de la matérialité de la vie. Les 5 prières constituent à cet égard l'arrachement du musulman de la pesanteur d'une vie trop biologique, trop horizontale. Ces moments répétés, cycliques de la journée sont des moments de libération de l'âme et par conséquent, libération de l'homme et de la femme.
Cinq fois pendant la journée, une retraite marque des arrêts dans une vie qui devient de plus en plus pesante. Plus que jamais nous avons besoin des prières qui libèrent nos esprits de nos corps, qui libèrent nos corps d'un déterminisme sociologique. Les 5 prières, il faut rétablir le statut des 5 prières dans la communauté et je pense qu'au lieu de perturber les musulmans avec des codifications et des normes très secondaires, il faut insister sur l'importance des 5 prières « al salat », une relation avec la divinité.
C'est à dire que mon chemin vers l'autre dans une société passe par la Divinité, respecter Dieu, c'est respecter l'autre. Penser à Dieu c'est penser aux autres. Combien d'angoisses, combien de stresses, combien de doutes peuvent être résolus par un moment de retrait dans les prières. Combien de pensés réformées dans les prières qui peuvent bouleverser nos vies ? Il faut toujours discourir sur les prières. C'est la première et la dernière prescription du prophète (prière et salut sur lui).
La première prescription déjà à la Mecque alors que nous sommes dans une phase théologique et qui n'est pas Canonique. Le Coran pour marquer l'importance de la prière a instauré les obligations des 5 prières dans la période Méquoise avant la migration du prophète (prière et salut sur lui) pour souligner son caractère important et déterminant dans la pratique spirituelle d'un musulman. C'est le dernier conseil du prophète (prière et salut sur lui), à sa communauté « Al salat, Al salat » avant de mourir.
Nous devons élever nos générations futures à une culture de prières, à des retraites, à une mystique, un repli sur soi, à une auto-réforme de soi lors des prières. C'est dans la prière qu'on se confesse, c'est dans la prière qu'on puise source et énergie pour continuer la vie et surmonter les obstacles des épreuves. Deuxième aspect important de ces rites, c'est le jeûne, c'est l'école de la maîtrise, c'est le triomphe de l'esprit sur le corps, c'est la nourriture de l'âme, l'homme étant constitué Coraniquement parlant de deux dimensions antagonistes (syn. : opposant), le biologique et le spirituel, ce sont deux dimensions antagonistes, et le musulman est invité à établir un équilibre entre ces deux dimensions.
Quelquefois, on a tendance à nourrir le coté biologique au détriment de la nourriture spirituelle. Un mois de Ramadan vient pour établir et rétablir l'équilibre en prescrivant le jeûne qui est l'école de la maîtrise: faut pas boire, faut pas manger, faut pas avoir d'acte sexuel, pendant toute la journée, c'est combattre et maîtriser deux instincts des plus redoutables parmi les instincts de l'être humain.
Le musulman qui est capable de maîtriser ces deux instincts est capable de maîtriser son corps. C'est la raison qui maîtrise les instincts et conduit la spiritualité, vers les hauts sphères de la spiritualité et de la transcendance, donc l'occident a besoin de ce message, de la prière et du jeûne à la musulmane, c'est une autre façon de vivre la spiritualité, n'en parlons pas du pèlerinage qui est en vérité un pèlerinage intérieur, un pèlerinage, un voyage, une source, des lieux, une géographie, et que la re-mémorisation des lieux et de l'histoire, de la révélation, le pèlerinage n'est pas uniquement un voyage physique, mais un voyage intellectuel et spirituel en même temps et donc la spiritualité musulmane est construite sur ces trois piliers.
Un fait qui mérite d'être souligné, c'est que l'islam a introduit la "Zakat" dans cette dimension spirituelle, la générosité, combattre le matérialisme, l'avarice, cette dimension du rite, cette dimension horizontale, partager avec l'autre, si le jeûne est une forme de partage de la faim avec l'autre, la zakat constitue un partage de la richesse avec l'autre et donc quatre piliers de la spiritualité musulmane dont son aspect vertical. Mais la spiritualité n'est pas un rapport direct avec la Divinité, elle est aussi une éthique, à tel point que les grands moralistes, les grands souffistes, ont émis un certain nombre de critères sur les valeurs spirituelles des pratiques rituelles, ils ont lié la moralité du musulman à ce rite, dans le sens ou le rite requiert une valeur en fonction de ce qu'il procure, de ce qu'il bouleverse dans le comportement des musulmans. C'est à dire que la spiritualité n'est pas uniquement verticalité, elle est aussi horizontalité: "je suis envoyé pour parfaire le bon comportement", et donc un mystique, un musulman qui a une expérience spirituelle ne peut être reconnu comme tel que si cette spiritualité modifie son comportement dans le sens de la perfection.
Mais qui dit spiritualité, ne dit pas « infallibilisme », la faiblesse fait partie de notre nature sauf que dans la spiritualité musulmane, la faiblesse et la source du progrès spirituel. La faiblesse et le péché, au lieu de m'éloigner de Dieu, m'informe sur ma vérité qui me permet de me réformer afin de continuer mon chemin. Je découvre en même temps la grande Miséricorde d'Allah : "RahmaniRahim", je ne désespère jamais de ma faiblesse, car je suis faible par nature, si j'arrive à être droit, c'est grâce à Dieu et donc cette notion de péché nourrit l'humilité et la modestie chez l'individu.
Ce qui me permet d'être indulgent en vers les autres parce que je suis comme eux, en vérité les humains se ressemblent beaucoup, ils ont les mêmes vices sauf que les situations diffèrent, et l'effort, le « Jihad » diffère d'un individu à un autre. Il n'y a pas de miracle, celui qui fait l'effort de combattre sa faiblesse, peut progresser dans le chemin spirituel vers Dieu. Celui qui démissionne et s'inscrit dans un défaitisme ne peut jamais progresser et donc les péchés me permettent d'accéder à la Miséricorde d'Allah et m'informent sur les vices du « seytan » (diablotin) et les portes par lesquels il est entré dans mon c½ur. Et m'informent aussi sur mon état pour pouvoir progresser et comme dit-on, on ne progresse que par erreur et donc cette spiritualité, elle a une verticalité, une horizontalité, mais une spiritualité qui est engagée, elle est prophétique et engagée.
Malheureusement beaucoup de musulmans demandent la spiritualité dans le sens de la consommation. Je pense que beaucoup de musulmans souffrent pratiquement d'une certaine obésité spirituelle, trop de consommation, trop de graisses spirituelles qui ne sont pas dissipées dans une énergie sociétale, ils consomment des moments de « Dikr », ils consomment des moments de prières, ils consomment des moments de prédication et de sermon mais c'est une spiritualité qui ne produit rien pour la société alors que la spiritualité c'est une énergie qui doit se dissiper dans un mouvement, engagée dans la société, cette spiritualité n'est pas marginalisée, elle est intégrée dans la société, elle doit trouver une forme culturelle appropriée afin de contribuer à l'essor de l'humanité, c'est une spiritualité intégratrice et non marginalisante.
C'est une spiritualité qui se vit dans les moments qui apparaissent les plus profanes, les moments de la vie d'un musulman. De toute façon la notion de profane et de sacré, sont deux notions relatives, c'est à dire que par une simple intention je peux convertir un mouvement, une action des plus banales à une action des plus spirituelles et comme disent les soufis : « le mysticisme est une adoration », son manger est une adoration, son sommeil est une adoration, c'est à dire que le musulman arrive à un stade très élevé, il convertit tous ses mouvements dans le sens de l'adoration, c'est à dire accompagné sans cesse par la pensée de Dieu qui habite son c½ur et donc on peut vivre le sacré au c½ur d'une société complètement désenchanté.
Tout dépend de ce que nous construisons à l'intérieur de nous même. Mais c'est une spiritualité à l'instar de l'esprit révélé, de la révélation qui s'est encrée dans la culture de l'époque, qui doit trouver une forme d'interprétation dans notre époque, et donc la spiritualité est engagée par essence. Les maux de la société m'intéressent, c'est à dire que la spiritualité produit chez le musulman une forme d'intelligence, il y a une certaine intelligence développée par le recueillement, par la prière, par la méditation, par le jeûne, par l'effort sur soi et produit des pensées pures, et produit chez le musulman une lucidité, une connaissance profonde qui ne nécessite pas la lecture de millier de milliers de bouquins théologique, le musulman, une fois arrivée à cette lucidité, devient un être existant et distant, il est au c½ur de la société mais garde un certain recul par rapport à ce qui se passe dans cette société.
Nous avons des choses à dire concernant la famille. Nous avons une division de l'homme, de la société, nous avons une vision de cette évolution des m½urs, cette trajectoire évolutive, ce Darwinisme sociale menaçant l'espèce humaine lorsque les frontières entre les objets et les sujets s'effondrent, entre l'humain et l'animal les frontières s'effondrent, nous devons garder une certaine lucidité et dire ce que nous pensons d'un certain évolutionnisme déterministe et qui risque de menacer l'espèce humaine en terme spirituel. Et donc cette spiritualité une fois nourrit, une certaine lecture de l'éthique, une certaine lecture de la « Charia » nous permet de contribuer à notre façon au débat de la société

# Posted on Saturday, 17 February 2007 at 1:33 PM

MON CHEMIN SPIRITUEL VERS LA MEQUE partie I

MON CHEMIN SPIRITUEL VERS LA MEQUE partie I
Ecrit par : Cheikh Saleh Ibn Abd Arrahmane Al Hassine

Très jeune de son âge, Lion Paul Devais suivait journellement, sous la tutelle et l'appui de son père, des études et des lectures religieuses pendant de très longues heures, c'est ainsi qu'il s'est trouvé à l'âge de treize ans se dotant d'une parfaite maîtrise de l'Hébreu lu et écrit. Il s'est penché, dés lors, sur l'étude des textes d'origines de la Torah et est devenu savant de Talmud et son interprétation, puis il s'est tourné vers l'interprétation profonde de la Torah connue sous l'appellation de « Tourjmoun » pour l'analyser comme s'il se préparait pour occuper un poste religieux.

Ses réalisations et ses efforts se berçaient par sa volonté de vouloir concrétiser le rêve de son grand-père – l'Autrichien rabbin orthodoxe – de faire partie de cette chaîne de ses ascendants rabbins.

Toutefois, ce rêve n'a pas eu cette chance de voir le jour vu que la maturité religieuse du jeune Devais a reproduit chez lui de multiples pensées négatives vis à vis de la croyance juive et ses fondements. Ceci est surtout parce que son esprit et son bon sens n'arrivaient pas à assimiler ce que prétendent les textes de la Torah et du Talmud quant à la préoccupation de Dieu de la seule race juive et de son bien être, faisant de Dieu de ce mode, un Dieu Discriminatoire (ce qui ne convient d'être un qualificatif de Dieu Le Très Haut).

A l'époque, cette déception de la croyance juive ne l'avait pas poussé à se pencher sur la découverte de d'autres substituts spirituels, car l'environnement au sein du quel il vivait l'initiait beaucoup plus à refuser la réalité religieuse et à vouloir vivre la vie d'aventures comme nombreux de son âge.

Alors que Lion Paul Devais vivait cette période de sa vie, éclata la 2ème guerre mondiale (1914- 1918). Après la fin de la guerre et durant deux années, Devais étudiait l'histoire de l'art et de la philosophie (à l'université de Vienne) sans sentir que son vide spirituel se remplissait de jours en jours car il était bel et bien en quête des parfaits principes spirituels ; des principes dont il ne se doutait pas de l'existence mais auxquels il n'était pas encore arrivé !

Dans ce sens, au début des premières décennies du 20ème siècle, la société européenne s'est caractérisé par un sérieux vide spirituel et une séparation de la communauté des bonnes m½urs et valeurs; la guerre avait marqué l'esprit des gens et avait laissé des empreintes profondes d'insécurité et de peur, la population sentait continuellement les effets de la catastrophe sociale et de la pensée humaine qui les avaient poussé à se douter de tout y compris la continuité de la pensée humaine et leur propres buts et finalités. La déstabilisation spirituelle était le quotidien des jeunes et l'absence des bons indicateurs comportementaux et des bonnes valeurs, qui donnent des réponses convaincantes à leurs doutes, ne faisait que compliquer leur état.

Les sciences de l'analyse psychologique, qui formaient partie des études du jeune Devais, généraient à l'époque une vraie révolution de la pensée humaine. Devais était très convaincu de leur apport bénéfique qui permet à l'individu de connaître son âme profonde à travers le concept psychanalytique de « l'inconscient » et nombreuses sont les soirées qu'il a passées en écoutant les débats qui s'éclataient entre les piliers de l'analyse psychanalytique comme « Alfred Hidrl » et « Hermon sitkl ».

Très contradictoirement, ceci n'a fait qu'augmenter ses doutes et ses perturbations. Il voyait en les efforts de la science moderne à vouloir expliquer et dévoiler tous les secrets de l'âme et l'esprit humain, une certaine arrogance et ce en voulant les transformer en une simple série de réactions du système nerveux. C'est ainsi, que son état d'âme a fait de la perspective de la poursuite de ses études à l'université une perspective inconcevable. De ce fait il a décidé de quitter l'université et se dédier au journalisme comme métier.

Sa nomination autant que journaliste au sein de la « United telegram » était la première étape du succès de cette nouvelle expérience. Grâce à sa maîtrise de différentes langues, il a pu, en peu de temps, devenir le vice président du pôle des « informations scandinaves » malgré que son âge ne dépassait pas les vingt deux ans. Ceci, lui avait ouvert les portes des plus prestigieux des mondes : celui des salons - Café de « Dine Vistne » et de « Roumanchia », lieu de rencontre des piliers de la pensée humaine et les célébrités, écrivains et journalistes. Ces lieux présentaient pour le jeune de vingt deux ans un « foyer de la pensée humaine » où il a noué de multiples relations d'amitié et de concurrence.

Lors de cette phase de sa vie, Devais sentait la joie professionnelle grâce à ses grandioses réalisations mais pas au point de sentir la vraie satisfaction de soi, sans pour autant savoir et comprendre ses besoins et nécessités. Tel était le cas de tous les jeunes de sa génération déchirés entre la tristesse et l'insatisfaction personnelle.

S'il savait à ce moment là, que sa rencontre spirituelle avec l'Islam serait le point de grands changements dans sa vie, il aurait dit que c'est une plaisanterie. Ceci n'est pas parce qu'il est capable de résister aux tentations de l'Orient qui est associé dans l'esprit de l'Européen au romantisme des histoires de mille et une nuits, mais parce qu'il n'a jamais pensé que son voyage va compter des aventures spirituelles.

Tout ce qu'il avait à l'esprit dédier à ce voyage, était des visions étranges. La seule idée qu'il avait de l'Islam et tous ses signes était celle d'un jeune européen qui voyait en lui une désorientation spirituelle, religieuse et sociétale qui ne mérite même pas le respect ou encore l'évocation ; et ce vu, selon lui, que les seules deux religions qui en mérite (le respect) sont celles chrétienne et juive.

Il est clair que son esprit était complètement rempli par de noires pensées occidentales sur tous les concepts de l'Islam. Dans ce sens il réplique : « si je me juge de manière juste, je dirais que je me baignais, aussi, jusqu'au cou dans la auto-vision européenne arrogante qui était une caractéristique de l'occident le long de l'histoire »[104]. Cependant, après quatre ans il se voyait entrain de prononcé la chahada de La Ilaha Ila Allah, Mohammed est son prophète et se donnait le nom de Mohammed Assad.

Malgré que sa vie était une vraie histoire d'aventures et de surprises, sa conversion à l'Islam n'a pas été le fruit de l'une d'elles, mais grâce à la maturité de longues années de voyage dans le monde islamique, le mesclun avec ses populations, l'approfondissement dans sa culture et la découverte de sa vaste histoire après avoir appris l'Arabe et la langue perse.

Son désenchantement et sa déception des fondements de la croyance juive depuis le tout début de sa jeunesse, l'avait surtout orienté vers la pensée chrétienne, après avoir noté qu'elle donne des notions différentes de la Divinité que celles juives. Il avait principalement souligné que la croyance chrétienne n'assigne pas à Dieu (Le Très Haut) le qualificatif de discrimination en la faveur du peuple élu [juif]. Toutefois, il n'était pas insensible aux limites de la pensée chrétienne quant à son incapacité d'être universelle et de servir de référence à tous ; ceci particulièrement, parce qu'elle sépare entre le concept de l'esprit et du corps ou, autrement dit, entre la vie spirituelle et la vie matérielle.

Dans ce sens et à cause de l'inertie de l'église dans son rôle d'éclaircissement de l'importance des purs objectifs de la vie humaine, ces derniers avaient cessé, il y a des siècles, d'ordonner les valeurs et les m½urs au sein de la civilisation occidentale. Manifestement, le forgement de l'antique position de l'église en matière de la séparation entre ce qui est dû à Dieu et ce qui est à kaiser [empereur], a engendré le détachement du quotidien social et économique des sources d'orientation et la souffrance d'un atroce vide religieux. Cette morose situation, avait occasionné, naturellement, l'absence des bonnes valeurs dans les pratiques politiques et économiques de l'occident avec le reste du monde, ce qui illustre l'échec dans la concrétisation de la révélation du christ.

Dans ce contexte, il est à préciser que l'objectif principal de la religion est celui d'apprendre à chacun de savoir comment « sentir », comment « comprendre » son entourage, mais surtout comment pouvoir « vivre » une vie saine et équilibrée en organisant et respectant les relations d'échange justes et raisonnables. Ceci dit, le sentiment de mélancolie de l'Homme occidental et la sensation que la religion l'avait abandonné, a causé chez lui une espèce de perte de foi et d'éloignement de la croyance que tout l'univers n'est, en fait, qu'une créature de la puissance Divine.

Depuis sa tendre jeunesse, Devais avait compris que l'esclavage du développement matériel n'est qu'un substitut au profond vide spirituel et de l'absence de croyance en les valeurs absolues. De même, il voyait que la croyance de l'occident en les aspects matériels de la vie et tous les modèles économiques qui dérivaient du concept de la matière qui ont vu le jour pour résoudre leurs difficultés et crises, n'étaient que de beaux déguisements de leur vraie souffrance et misère qui est un amer fruit de l'inexistence de la vie spirituelle. C'est ainsi, que le développement matériel était un remède pour quelques symptômes de la crise, mais jamais il n'était une solution pour la vraie cause de la crise.

Le premier effleurement du jeune Lion Paul avec l'Islam s'était produit lors de son premier voyage à Jérusalem. Il avait aperçu un assemblement de musulmans faisant la prière. « J'ai était très étonné en les voyant entrain de reproduire des mouvements mécaniques de prière » relate t-il. Il ajoute : « J'ai demandé à l'Imam à la fin de la prière : est-ce que vous croyez réellement que Dieu attend de vous la manifestation de la foi en répétant de mouvements précis ? Est-ce que vous ne trouvez pas qu'il est mieux de prier avec votre c½ur et une immobilité totale? Il m'a répondu sereinement : Comment croyez-vous qu'il faudrait adorer Dieu alors ? Est-ce que vous ne voyez pas que Dieu a créé l'esprit et le corps ensemble ? Est-ce qu'il n'est pas logique, donc, de prier corps et âme ? ...Et il commença à m'expliquer la signification de chacun des gestes de la prière...quelques années plus tard, je me suis rendu compte que cette simple explication m'avait ouvert la première porte de l'Islam ».

Quelques mois par la suite, il se trouva au sein de la mosquée des Ammaoui à Damas lors du moment de la prière. Il a décrit ceci en disant : « les hommes qui étaient venus pour faire la prière s'étaient regroupés en de parfaites droites lignes derrière l'Imam, ils se prosternaient en une parfaite harmonie comme des soldats. Le lieu était envahi par un silence majestueux et la voix de l'Imam se répondait aux profondeurs de la mosquée en récitant des versets du Saint Coran, lorsque l'Imam se prosternait ou s'inclinait tous les hommes le suivirent comme s'ils étaient un seul homme. A ce moment, j'avais compris à quel point ils sont proches de Dieu et lui d'eux et j'avais assimilé que leur prière ne se détache point de leur vie quotidienne mais c'était une partie intégrante d'elle. Elle ne leur fait pas oublier la vie mais les aide à la comprendre en les rappelant toujours de Dieu. Au chemin de retour, j'ai noté à mon ami et mon hôte musulman, à quel point, à la fois, c'était étrange et glorieux ! Je lui avais dit : vous vous sentez que vous êtes si proche de Dieu, j'aurais aimé être envahit par cette sensation...il m'a répondu : comment peut-on ne pas le sentir alors que Dieu parle justement de cet effet dit dans le Saint Coran ! »[166].

Devais, après cette expérience, relate : « Manifestement, les longs mois que j'avais vécu dans le monde arabe m'avaient énormément marqué et avaient produit chez moi une multiplicité d'impacts et de sensations, j'avais trouvé une explication et une signification à la vie, ce qui a été tout à fait étrange pour moi. Chez eux [les musulmans], l'esprit humain passe sereinement de leurs veines à leurs pensées sans les douloureux déchirements qui se manifestent par l'instabilité, la peur et l'amour matériel excessif, des déchirements qui ont fait de la vie européenne une vie affreuse et sans goût » [131].

« J'ai senti, dés lors, que j'ai besoin de comprendre l'âme profonde de ces populations musulmanes, car j'ai touché chez eux une parfaite harmonie et entente organique entre le corps et l'esprit ; cette même harmonie que nous avions perdue, nous les Européens. J'ai cru qu'à travers une bonne compréhension de leur mode de vie, je pourrais enfin trouver l'élément perdu chez la personnalité européenne, c'est ainsi que je me suis rendu compte que c'est l'éloignement du vrai concept de la liberté personnelle avec ses soubassements logiques et raisonnables qui cause dans la société européenne de réelles crises, une liberté dont jouissent les musulmans même dans les ères de leur chute sociale et politique » Ajoute t-il [132].

Il continu en expliquant : « Ce que je sentais au début vis à vis de tout ceci, ne dépassait pas le seuil de la bienveillance vers le mode de vie arabe et la sécurité morale dont ils jouissent. Cependant, ceci se métamorphosa rapidement en une quête personnelle ayant pour finalité de comprendre le secret de cette assurance psychique qui fait de leur vie une vie complètement différente de celle européenne, en outre cette volonté s'était associé de manière obscure avec mes propres profonds problèmes. De ce mode, j'avais commencé à chercher tout moyen pouvant m'aider à comprendre la personnalité arabe et ce qui la rend, spirituellement, si différente de l'Européenne ; j'avais donc débuté par lire, avec beaucoup d'attention, leur histoire, leur culture et leur religion [Islam]. Dans cet envahissement, je sentais que j'ai découvert ce qui oriente leur c½ur et leur pensée, je sentais aussi la nécessité de connaître ce pouvoir invisible qui me guidaient, moi même, et faisait fonctionner ma pensée et qui voulait me monter le chemin de droiture » [132].

« J'avais passé une bonne période à Damas pencher sur la lecture de tout ce qui tient relation avec l'Islam. L'Arabe que je connaissais, me permettais d'échanger des propos avec les gens mais pas d'aller plus loin pour lire le Saint Coran, c'est pour ce que je faisais des lectures des livres traduits sur les significations des versets du Saint Coran. Pour mes autres lectures (autres que le Coran) c'étaient celles d'orientalistes européens»

« Je me rendais, progressivement, compte que j'ignorais, auparavant, tout un vaste monde de la pensée islamique. Je n'avais pas perçu l'Islam comme une religion, avec la signification étroite du concept, mais encore plus comme une constitution, un mode de vie, une orientation du comportement humain et un réel quotidien de toute une société qui croit en l'existence d'un seul et unique Dieu. Je n'ai jamais trouvé en aucun verset du Coran ce qui prétend le besoin des Hommes de la « libération spirituelle » ou le concept du « premier péché hérédité » qui se pose comme barrière entre l'individu et le destin que lui a choisi Dieu, mais ce qui est souligné, par contre, est la réalité que chacun ne trouvera [le jour du dernier jugement] que les actions qu'il a entreprises dans cette vie et que personne n'a besoin d'adopter la pléthore religieuse pour qu'on lui ouvre les portes du ciel pour atteindre le degré de « sa libération ». L'Islam affirme que la libération est associée à tout être humain à sa naissance et que l'éloignement du droit chemin qui nous est tracé par Dieu est la vraie source du péché. De ce mode je n'avais, à aucun moment, trouvé en la pensée islamique la notion de duplication séparant le corps de l'esprit car pour l'Islam, ces deux éléments ne constituent, en réalité, qu'un seul ».

« J'étais stupéfait en découvrant que l'Islam ne traite pas que le côté spirituel de l'individu mais aussi toutes les facettes de la vie quotidienne. Petit à petit j'avais appris à comprendre que l'Homme, corps et âme, est une unité homogène, c'est pour ceci que pour l'Islam, rien n'est considéré comme étant marginal car toutes les composantes du quotidien des gens rentrent parmi les préoccupations de la constitution religieuse. Manifestement, l'Islam n'a jamais cessé de souligner et d'affirmer aux musulmans que cette vie [terrestre] n'est qu'une étape vers la plus durable et la plus valeureuse et que le vrai objectif de l'existence est beaucoup plus spirituel. L'Islam insiste qu'il n'y a rien qui interdit l'épanouissement matériel mais il n'est pas pour autant un objectif en lui-même, c'est pour ceci qu'il est très primordial de diriger les impulsions et les ardeurs humaines pour qu'elles soient parfaitement maîtrisées à travers la conscience et les bonnes m½urs. De ce fait cette conscience n'oriente pas seulement l'individu vers Dieu, mais légifère aussi les relations interpersonnelles pour réaliser à la fois la complémentarité religieuse [spirituelle] et sociale permettant de vivre une vie équilibrée et saine ».

« J'avais analysé toutes ces facettes de la pensée Islamique avec beaucoup de respect et de glorification. J'avais clairement noté que la façon dont l'Islam traite l'esprit et l'âme humaine est beaucoup plus profonde que celle présentée par la Torah , ceci en plus de son aspect universel (l'Islam est une religion pour toute l'humanité, il n'est ni discriminatoire ni racial). De même, contrairement à l'évangile, qui se repose sur la séparation entre le corps et l'âme, l'approche de l'Islam, qui fait des deux un ensemble harmonieux, se dresse très positivement. Alors, ceci pourrait t-il être la source de cet équilibre morale et spirituel dont jouissent les Arabes et les musulmans ?». [168-166]

# Posted on Sunday, 13 August 2006 at 2:37 PM

MON CHEMIN SPIRITUEL VERS LA MECQUE partie II

MON CHEMIN SPIRITUEL VERS LA MECQUE partie II
Après avoir quitté la Syrie , il avait séjourné quelques temps, en son chemin de retour en Europe, en Turquie. C'est ainsi que son premier voyage au monde islamique a pris fin.

Il raconte son état d'esprit à travers ses propres mots : « Alors que je prenais le train pour rentrer à Vienne, j'avais commencé à perdre mes souvenirs de mon séjour en Turquie, tout ce dont je me souvenais et m'avait réellement marqué était mes dix huit mois passés au monde arabo-musulman...j'étais choqué en me voyant entrain de voir la vie européenne, au sein de laquelle j'ai vécu toute ma vie, comme si elle m'était étrange. Elle m'avait semblé énormément affreuse et j'avais trouvé le mode de vie européen dénudé de toute raffinerie ou délicatesse. J'avais pris conscience que ce que font les gens n'est pas en entente avec ce qu'ils sentent, j'avais compris que malgré leur apparence à être en harmonie avec leur esprit, ceci n'est, finalement, qu'un beau déguisement dans un monde d'apparences et de frime illusionnées. Mon séjour entre les musulmans m'a permit de changer mon angle de vision et compréhension des choses que je pensais importante et prioritaires. A ce moment là, je commençais à penser que d'autres Européens étaient amenés à vivre au sein de la pensée et la culture musulmane, leurs est-il arrivé la même chose que moi ? Sentaient-ils qu'ils étaient touchés aux profondeurs de leur esprit et âme ? » [178-179]

« Je suis resté quelques jours à vienne. J'ai fêté ma réconciliation avec mon père qui s'était fâché après ma rupture avec mes études universitaires, mais il se trouvait par la suite enchanter grâce à mon sucée et ma réussite comme correspondant au sein d'un des plus prestigieux journaux en Europe à l'époque (Frankfort.T). Il avait trouvé que ces réalisations étaient une concrétisation de mes rêves d'atteindre le sommet de la célébrité » [179].

«Je suis, par la suite, rentré à Frankfort pour se présenter personnellement au siége du journal dont j'étais le représentant à l'étranger le long d'une année. Je faisais ceci avec une large confiance en soi, car toutes les lettres que je recevais de Frankfort me communiquaient la satisfaction et l'enchantement des responsables et des lecteurs de mes articles » [180].

« Être un correspondant célèbre, de mon âge, dans un journal comme celui auquel je m'affiliais, se considérait comme une source d'orgueil et de réussite professionnelle. Tous mes articles sur le Moyen Orient étaient toujours bien accueillis de la part de tous les rapporteurs du journal, cependant je n'avais senti ma vraie réussite que lorsque j'avais écrit un article sur la crise [politique] du Moyen Orient à la Une du journal » [182].

« Parmi les avantages que j'ai recueillis de mon travail au sein de ce journal était, principalement, la maturité de la réflexion et la vision claire de ce qui m'entourait. J'avais, donc, commencé par comparer mon expérience à l'Orient avec les caractéristiques du monde occidental auquel je faisais, de nouveau, partie. Je méditais qu'il y avait seulement des mois, je touchais de près l'équilibre et l'harmonie existante entre la passibilité spirituelle et sentimentale qui règne sur les âmes des musulmans et leur croyance; ceci m'avait permit de saisir que la déstabilisation psychique et le désordre comportemental dont souffre l'occident ne pourraient être que l'amer fruit de l'absence de la religion, fondement sur lequel s'est construite cette civilisation. C'est vrai que le monde occidental n'a pas nié l'existence de Dieu, mais il ne lui a jamais donné une place dans sa pensée humaine » [182].

Après son retour en Europe de son voyage à l'Orient, il sentait un profond ennui. Sa mélancolie était celle d'un chercheur qu'on avait obligé d'interrompre ses investigations avant de goûter le fruit de son exploration.

Il aspirait revenir de nouveau au Moyen Orient et il avait pu réaliser l'objet de son désir vu que son directeur Dr. Henri Simone l'avait chargé, après avoir vu en lui un correspondant de qualité, de l'être encore une fois au Moyen Orient.

Il revint de nouveau au Moyen Orient....il se balança entre les terres et l'air d'Egypte, de Syrie, d'Iraq, d'Afghanistan et d'Iran...

Il passa deux merveilleuses belles années d'exploration spirituelle...

Il goûta la splendide profondeur de sa rencontre avec son âme...la vraie.

Cette fois il revint, mais avec une âme marquée, un esprit posé, un c½ur soif et une logique qui réfute les priorités de sa vie passée dans le berceau et la genèse occidentale.

Devais nous explique : « Évidemment, l'Homme Occidental s'est donné corps et âme aux doctrines matérialistes perdant toute homogénéité logique avec les éléments de l'entourage dont il fait partie. La vie est devenue, pour lui, un grand et large mystère. L'individualisme s'est converti, déjà, en sa devise d'existence et la fuite de ses semblables [êtres humains] et fait partie, il y a longtemps, des règles de l'étrange citoyenneté occidentale. L'endurance de cette réalité de solitude très peu consolante, l'a surtout poussé à vouloir maîtriser les éléments qui lui sont extérieurs......pauvre réconciliation pour son échec à maîtriser ceux intérieurs et à atteindre le degré de passibilité spirituelle ! » [373].

« Psychologiquement, cet acharnement à vouloir à tout prix maîtriser les aspects matériels de la vie, vient surtout de l'instabilité et l'insécurité d'âme qu'il ressent de manière persistante. Le revers de la médaille du pacte du développement matériel, expose clairement sa lutte continuelle pour subvenir à la nécessité de se mettre à l'abri de l'inconnu [chose qu'il n'arrivera jamais à se procurer] » [373].

« Très illogiquement, cet homme occidental, a refusé de donner une dimension spirituelle à son âme et a accepté avec tout enchantement de tourner son dos à tout fondement religieux, mais, en revanche, a vu juste de faire de l'essor industriel et robotique un allié lui donnant de la sorte toutes les dimensions de son esprit y compris celles spirituelles et religieuses......Il a mit son âme en des circuits électriques et des combinaisons mécaniques et s'est penché sur toutes les possibilités de leur maîtrise et perfection...... A t-il vu, réellement, juste ?! » [373].

« Arrive t-il à réaliser ses objectifs matériels de la sorte ? Oui, mais douloureuse concrétisation soit t-elle ! Elle ne cessera point de lui créer, cumulativement, d'autres ordres de besoins infinis, la sensation d'incapacité de maîtriser l'inconnu et la soif de l'innovation désorientée......ceci, sans pour autant qu'elle remplisse le rôle basique qu'il lui a imposé......celui de lui produire la sécurité, la stabilité, la tranquillité d'esprit et la quiétude d'âme » [373].

« Dans cette asphyxie alarmante au sein de ce royaume d'alourdissement matériel, l'Homme occidental a désormais perdu toute capacité de réaliser l'équation d'équilibre entre ses besoins matériels et sociaux et ses attentes et espérances spirituelles......il a, si arrogamment, barré toute notion de pensée religieuse de sa vie, tout en étant incapable de se constituer, avec toute la révolution culturelle et la révolte philosophique qu'il a hébergé, un substitut digne de remplacer la constitution Divine [absurde soit t – il ce défi où la créature défie son créateur !]......C'est pour ce, qu'il se voit, douloureusement, l'acteur principal dans la scène journalière du théâtre de la misère spirituelle » [373].

« Quel triste tableau à décrire, lorsqu'on contemple l'occident guidant cette locomotive effrayante d'essor immodéré au sein duquel se perd toute considération des profonds joyaux de l'âme......quel triste tableau à exposer, lorsque cet occident suppose, par conviction, que ce développement matériel ou encore cet anéantissement spirituel guidera l'humanité à l'exultation absolue......quel triste tableau à méditer, lorsqu'il croit, maladroitement, que tous les problèmes de l'humanité peuvent intégrer l'étroite boucle algorithmique ou la myope analyse économique » [373].

Au cours de ce deuxième pèlerinage spirituel, il avait appris à parler, irréprochablement, l'Arabe ; une maîtrise linguistique qui lui a permit de voir l'Islam, cette fois, de l'angle d'origine de tout un patrimoine religieux et culturel. Il avait donc substitué ses références orientalistes par ceux islamiques et arabes.

La maturité dont il se dotait lors de cette phase de transition, l'avait aidé à réaliser que chacun détient la clé de la libéralisation de son esprit du mauvais sort de la sorcellerie occidentale...celle de l'amour excessif de la matière. Il avait compris que toute personne est capable de rencontrer les profonds joyaux spirituels de son âme, si elle se libère de son égocentrisme matériel en mettant sous l'examen de la loupe de la sagesse son mode de vie superficiel......mais surtout il avait inclut que l'averti et le sage est celui qui étudie l'Islam en le neutralisant de toutes les charges négatives que lui a collé l'occident à travers l'histoire.

« Penser en l'Islam, ses bases et fondements, c'est tout ce qui me préoccupait à l'époque...j'étais un explorateur, et mon océan était l'Islam. Chaque jour passé, s'ajoutaient des connaissances à ceux que j'assimilais, chaque jour passé je me trouvais en rencontre avec mon âme et je me rendais compte de l'une des pensées qu'elle berçait depuis bien longtemps et qui s'épousait en parfaite harmonie avec le gant velouteux de la pensée spirituelle islamique » [255].

Sa conviction quant à sa proximité de trouver une réponse guérisseuse aux mille et une questions qui lui hantaient l'esprit, s'agrandissait de jour en jour. Dans ce sens il dit : « Je n'avais jamais senti auparavant la douceur de cette placidité et sérénité d'âme que m'avait procuré l'Islam......cette entente magique entre l'être humain et son entourage ...ce qu'avait, péniblement, perdu l'occident » [238.

Dans cette fusion d'entente et de méditation, Jean Paul était, surtout, guidé par Sa volonté d'accepter l'autre sans se référer aux préjugés, de chercher la vérité Divine et de constituer une propre vision de l'Islam.

Jean Paul nous explique :« L'occident voit en l'Islam la source de la détérioration des peuples musulmans......Il imagine que le développement de ces derniers est étroitement lié par la perspective de l'abandon de leur religion. Très contradictoirement, ma propre expérience et mon profond et objectif examen des principes de l'Islam autant que mode de vie, m'avait permit de voir, si clairement, que cette détérioration est, à l'inverse, causée par leur inaptitude à suivre ce qu'était prescrit par l'Islam comme « constitution Divine ». Ceci dit, l'occident doit saisir que ce même Islam, qu'il méprise tant, qui avait ramené les musulmans à travers de longs siècles à toucher les sommets de la civilisation et de la culture......j'avais souligné, encore une fois, que ce que donne l'occident comme image de l'Islam, n'est en fait que celle qu'il veut donner ou qu'il croit comprendre » [243 – 244].

« L'Islam sera toujours un vrai catalyseur du développement humain, culturel et sociétal, comme Il a été derrière toutes les fabuleuses et positives transitions dans l'histoire humaine. L'Islam enseigne toujours aux êtres humains la nécessité de la recherche et du savoir et chasse constamment l'ignorance......encourage le travail et réfute la paresse et la passivité....... dit « oui » à la foi et à la vie et « non » à la pléthore religieuse. Pour toutes ces profondes notions et valeurs, l'Islam a pu, à travers le temps, être la source de vie de plusieurs dans les quatre coins du monde......il a pu capter et capte toujours des peuples qui ont creusé longtemps dans les sources de l'église de saint Augustine, car ils avaient, tout simplement, trouvé en lui, la vraie source spirituelle logique et harmonieuse......c'est pour tout ceci, que la diffusion de l'Islam avait été des plus rapides sous le drapeau du libre choix et non sous la force de l'épais, comme confondent plusieurs ».

« Mon attachement à l'Islam était très spontané, intuitif et pénétrant. Ses principes m'étaient comme propres depuis la nuit des temps et ses valeurs s'épousaient en parfaite combinaison logique avec mon esprit. Ceci se faisait sans le moindre effort, car il est, tout simplement, légiféré [par L'infinie connaissance Divine] pour s'unir avec ma nature d'être humain [sa créature].......J'avais noté un majestueux équilibre de notions et de pensées, une profonde ingéniosité de législation et une généreuse source de bien être......Enfin, telles étaient les caractéristiques de la religion universelle » [381].

« L'adhésion et l'alignement à l'Islam, comme constitution de vie et civilisation, contrairement à toutes les dimensions de la pensée humaine et les civilisations qu'avait accueilli le globe, était et est toujours, le fruit de la volonté et du plein gré de ses populations et fidèles. Cette sincère volonté et ce pur amour des musulmans de l'Islam, tient, admirablement, comme source leur croyance en Dieu [Allah] concrétisée par l'assiduité dans l'accomplissement de ses prescriptions.......Dieu ne contraint point de suivre son chemin de Droiture, toutefois, l'Islam et les musulmans (dans les quatre coins du monde) constituent un splendide exemple de fidélité et de respect d'un contrat sociétal, spirituel et moral entre eux et Dieu » [380 – 386].

« Comprenant le diamant noyau de l'Islam, je ne me voyais plus étonner lorsque je trouvais que, le long de quelques années, l'Islam s'était largement propagé faisant de milliers et de milliers d'associés dans ce contrat Divin......Toutefois, profonde était ma tristesse, lorsque je me rendais compte que cent ans après que le prophète [que les Bénédictions et la Paix de Dieu soient sur lui] soit décédé, les piliers de la pensée musulmane, génération après génération, commençaient à perdre leur capacité à préserver la pure application des principes et valeurs de l'Islam......Ils ont cessé de faire de l'Islam, en de grandes parties de la vie, leur source d'innovation laissant ainsi la place à d'autres à le faire maladroitement, alors qu'ils sont les mieux placés pour occuper cette place d'orienteur de l'humanité......Dans ce sens, J'avais saisi que la force et la profondeur de la pensée de l'Islam, à elle seule, est une authentique locomotive pour mettre la civilisation musulmane, en tous les temps, au sommet du globe. C'est pour ceci que tous les historiens du monde ont vu dans l'ère du prophète Mohammed et Ses califes, l'ère d'or des musulmans » [380 – 386].

« Accueilli quatre ans par les terres musulmanes, j'avais conclu que les musulmans se sont éloignés, partiellement, du vrai Islam et de sa vraie voie, ce qui a causé un sérieux retard quant à faire renaître ces années d'or de toute l'humanité, mais la source d'optimisme la détiennent toujours : l'Islam et les instructions du prophète (que les Bénédictions et la Paix de Dieu soient sur lui). Dans ce contexte, j'avais vu dans ce valeureux système Divin, non seulement la clé qui fera la renaissance du succès musulman, mais aussi la seul et unique qui est entre les mains de l'humanité pour régler sa foule de crises......des crises dont souffrent notamment mes origines, celles de la parfaite absence d'une vision claire et d'ensemble de la vie, du mal et du bien » [380 – 386].

« J'avais vu sincèrement en l'Islam le vrai contrat humain, spirituel et sociétal qui pourra réunir et unir les individus de ce large espace qu'est la terre......j'avais vu en lui, la solide et la logique vision qui expliquera aux adeptes du mouvement matérialiste désorienté, que l'essor matériel est important mais il n'est pas un objectif en lui même......de la sorte, l'humanité garantira sa guérison de cet asthme spirituel causé par l'asphyxie du monde matériel » [380 – 386].

A ce stade, cet explorateur de l'Islam se dotait d'une large et mûre connaissance lui permettant de pourvoir distinguer entre ce qui est de l'Islam et les phénomènes et comportements qui se font en son nom. De ce mode, il était capable de faire librement de l'objective critique, comme était le cas vis à vis des cercles d'invocation soufies qu'il avait longuement observé lors de son premier voyage en Turquie à la mosquée « Soukutaï ».

Dans ce sens et après avoir eu un profond contact avec les vrais soubassements de l'Islam lors de son deuxième pèlerinage aux terres musulmanes, il expose ses réflexions comme suit : « Je me rappelais ce cercle d'invocation que j'avais observé en Turquie à la mosquée « Soukutaï » il y avait quelques mois et je me rendais compte que l'atmosphère spirituelle qui l'entourait ne tenait aucune relation avec l'Islam. J'avais déduit que ces cultes lui étaient étrangers, elles ressemblaient beaucoup plus aux cérémonies et aux pensées religieuses hindous et chrétiennes...J'avais noté, clairement, qu'alors que ces cultes étaient basés sur l'émotion exagérée, l'Islam nous souligne constamment que l'assise solide de la vraie croyance est celle de la raison, car l'émotion n'est nullement protégée contre les simples changements de l'état d'âme... » [253].

Mohammed Assad (son nom après sa conversion à l'Islam) a écrit après quelques années de cette méditation : « L'Islam, ce Divin édifice...Je le vois comme une fabuleuse construction dont les différents éléments présentent, harmonieusement et en un silence glorieux, une parfaite complémentarité les uns pour les autres......il est une authentique équation spirituelle absolue et équilibrée, c'est cette même harmonie et logique qui m'avait capté depuis le tout début et qui a séduit tout mon être : âme et raison. J'avais apprit le maximum que je pouvais de l'Islam; j'ai lu le Coran et la Sunna Prophétique , son histoire et sa civilisation, les écrits qui étaient pour et contre......J'avais séjourné le long de six années de recherche et de méditation me balançant entre la Mecque , la Médine et leur entourage, pour pouvoir avoir un contact direct et réel avec l'Islam, ses terres et ses fidèles. Ce mesclun d'expériences et de connaissances, m'avait ouvert les yeux sur la réalité selon laquelle cette religion comme voie d'orientation sociétale et morale se manifeste toujours [et le restera] comme la plus puissante et profonde des locomotives spirituelles et civiques qu'a connue l'humanité ». Islam At The Crossroads ED.1982-12.
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# Posted on Sunday, 13 August 2006 at 2:35 PM